Lorsque
l'on souhaite commencer à collectionner des objets de Queen, une question
s'impose d'emblée : par où commencer ??
Une belle collection n'est pas forcément celle qui contient 75 cd,
24 7", 15 lp's, 3 mugs et 2 bandanas. Il est bien plus intéressent,
de se spécialiser dans une catégorie particulière. Je
prend pour exemple simples les vinyles : la collection complète des
LP's Français aura bien plus de valeur que de posséder une masse
de disques provenants de tous les coins du monde. A ce moment là, on
parle de réelle collection. Autrement, il s'agit plutôt d'accumulation.
On peut noter également qu'il n'est pas nécessaire d'acheter
des disques chers pour être un collectionneur. En étant futé
on peu facilement se monter quelquechose de sympa et à bas prix. Dans
la collec, le système D est roi !!
Pour le collectionneur néophyte, il n'est pas facile de se retrouver
dans la jungle Queen. Tout d'abord il faut savoir jongler avec les appellations
qui diffèrent selon les pays de production ex :
vinyle simple à 2 titres = 45t = SP = 7" (Breakthru / Stealin'
) par exemple.
Ensuite, savoir faire le tri entre le bon et le mauvais. Si l'ont vient à
tomber sur une pièce très rare et convoitée, il ne faut
pas s'y précipiter dessus avant de payer le prix fort et ne pas se
laisser aveugler par ledit objet. Bien vérifier l'état de la
pochette, s'assurer qu'il s'agit bien du bon disque qui est ds la pochette
(on a parfois de grosses désillusions en rentrant chez soi, le soir...
).
Faire attention aussi aux écritures faites sur le disque. En effet,
il était de bon ton, à l'époque de nos parents ou grands
parents d'offrir comme petit cadeau un 45 tours avec un petit mot dessus.
Tout ceci est très gentil, mais le collectionneur se passerait très
bien des fameux "pour Gérard mon amour", "A ma douce
et tendre"... ce qui, de plus, ruine la cote du disque.
Le prix d'un disque varie généralement en fonction de l'offre
et de la demande. Plus l'offre et faible et la demande important, plus la
côte monte. Mais il est tout à fait possible que le vendeur adapte
ses tarifs au profil de ses clients : un petit jeune qui arrive tout sourire
demandant des disque de Freddie Mercury aura malheureusement moins de chance
de faire des affaires que le bon vieux routard de Queen, qui à tout
vu, tout vécu, tout entendu (clin d'oeil à Didier et Eric) et
qui sait précisément de quoi il parle.
La cote d'un disque ne se fait pas par l'opération du saint esprit, des critères permettent de se faire une idée première de la chose
Tout d'abord il est important de se pencher sur le format : LP, 7", maxi, K7, CD, extended CD... Les CD LP et les 7" sont les plus courants. Ils sont en général édité assez largement pour chaque pays. Les maxi et autres extended CD sont très souvent recherchés du fait de leur diffusion limitée et du contenu supplémentaire qu'ils apportent (titres inédits, etc...)
Par définition, l'homme veut ce qu'il ne possède pas. Ce principe fonctionne particulièrement bien pour la collection de disques. Un disque français vendu en France n'aura pas du tout la même valeur si il est vendu en angleterre ou en Allemagne, car il n'est pas facilement disponible dans ces pays. En général, ces informations sont disponibles sur le label du disque ou au dos de la pochette en bas.
L'originalité du disque y est pour beaucoup dans la détermination du prix. Prenons un exemple très concret : Le single A Kind Of Magic est sorti en France avec, entre autre, une pochette représentant Christophe Lambert. Cette version n'a été fabriquée qu'en France. Elle est donc assez rare l'étranger. C'est ce qui explique que vous pouvez l'acheter 5€ en France et le revendre 20€ en Angleterre. Les vinyles de couleurs et autres picture discs font eux partie des "collectors". Ce sont des pièces très très recherchées et le prix s'en ressent fortement !! Le vinyle blanc de A Night At The Opera est par exemple coté aux alentours des 100 Euros...
Le contenu du disque offre lui aussi une indication sur l'évaluation de la pièce : la présence d'une face B ou de titres indisponibles sur les albums peut faire facilement grimper le prix.
La quantité d'exemplaires tirés à une très forte influence sur le prix : Dans le cas d'une série limitée numérotée, il est possible de connaître précisément le nombre d'exemplaires. Par contre, lorsque il s'agit d'obscures pressages Néo Zélandais ou Colombiens, il peut être très difficile de connaître le chiffre réel. On se base alors sur des critères de rareté. Le prix et la rareté suivant tous les 2 la même courbe ascendante.
Il
est important de savoir, que collectionner ne se limite pas seulement à
récupérer des antiquités au fond du grenier de votre
grand mère. Un disque qui sort demain en édition limitée
et numérotée ne verra son prix exploser que dans quelques années.
Il peut donc être judicieux d'acheter maintenant en prévision
de plus tard. ;-)
@ bientôt !!!
Saïd & Starman